En résumé – ce qu’il faut retenir
- Cautioneo est notre meilleur GLI 2026 : 2,75 % du loyer CC, plafond 96 000 €, zéro franchise, zéro carence pour un nouveau locataire. Point fort : certification du dossier avant signature.
- Mila (via Jelouebien) est la plus flexible pour les profils atypiques : couverture illimitée en montant et en durée, à partir de 2,95 %.
- AXA (Protection Loyers) offre la solidité d’un grand nom : 2,70 % + 25 €/an, plafond 90 000 €, protection juridique jusqu’à 20 000 €.
- Les tarifs du marché se situent entre 2,5 % et 3,5 % du loyer charges comprises – entièrement déductibles de vos revenus fonciers au régime réel.
- Depuis le 1er janvier 2026, Visale ne couvre plus que les 3 premières années du bail : pour une location longue durée, la GLI privée s’impose.
Qu’est-ce qu’une assurance loyer impayé (GLI) ?
La garantie loyer impayé (GLI) est un contrat d’assurance souscrit par le propriétaire bailleur pour se protéger contre les défaillances de paiement de son locataire. Simple à retenir : vous payez une cotisation mensuelle, l’assureur prend en charge le risque financier si le loyer ne rentre plus.
Ce qu’elle couvre exactement :
- Les loyers et charges impayés : l’assureur vous verse les sommes dues, généralement dès le premier mois d’impayé déclaré, jusqu’à un plafond défini (70 000 € à illimité selon les contrats).
- Les dégradations immobilières : remboursement des frais de remise en état du logement après l’état des lieux de sortie, dans la limite de 7 000 € à 10 000 € selon les formules (vétusté déduite).
- La protection juridique : frais d’avocat, d’huissier (commissaire de justice), frais de procédure d’expulsion – pris en charge jusqu’à 15 000 € à 20 000 € selon les contrats.
Ce qu’elle ne couvre pas – les exclusions principales :
- Les impayés antérieurs à la souscription (un locataire déjà en défaut est exclu d’office).
- Les locataires dont le dossier ne respectait pas les critères de solvabilité au moment de la souscription (déchéance de garantie si vous avez accepté un profil non conforme).
- Les logements à usage autre que la résidence principale (locaux commerciaux, résidences secondaires).
- Les meubles en location meublée (quasi jamais couverts).
- Les sinistres survenant pendant le délai de carence (1 à 3 mois selon les contrats, surtout pour les locataires déjà en place).
Pourquoi souscrire une GLI en 2026 ? (contexte et chiffres)
Le marché locatif français est sous tension. Ce n’est pas une impression – les chiffres le confirment.
Statistiques loyers impayés en France (données récentes)
En 2025-2026, le taux national moyen d’impayés de loyer atteint 3,5 % tous types de locations confondus. En Île-de-France, il s’établit à 3,43 % ; dans les grandes villes hors Paris, à 3,49 % ; et dans le reste du territoire, il dépasse désormais 4 %, contre 3,80 % début 2024 et seulement 1,25 % avant le Covid.
En mars 2026, plus de 30 000 ménages ont été expulsés – un nouveau record selon Le Figaro Immobilier. Un propriétaire sur cinq est concerné par au moins un impayé au cours de sa vie de bailleur.
Délais d’expulsion et coûts moyens pour un propriétaire
La procédure d’expulsion en France reste longue. Entre le commandement de payer, le délai de réponse du locataire, l’activation de la clause résolutoire et le passage devant le juge, comptez entre 12 et 24 mois avant une expulsion effective – parfois davantage selon les retards judiciaires.
La trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspend toute expulsion physique, allongeant encore les délais.
Côté coûts : une procédure complète avec avocat et commissaire de justice est estimée entre 2 500 € et 4 000 €, sans compter les loyers non perçus. Pour un loyer de 900 €/mois et 18 mois de procédure, la perte brute dépasse 16 000 €.
Déductibilité fiscale des primes GLI (avantage méconnu)
C’est l’avantage que la plupart des propriétaires ignorent. Les cotisations GLI sont entièrement déductibles de vos revenus fonciers si vous êtes au régime réel d’imposition (location nue ou meublée au réel). Elles viennent réduire votre base imposable, ce qui diminue mécaniquement votre impôt sur le revenu et vos prélèvements sociaux.
En revanche, au micro-foncier ou en micro-BIC, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire – les charges réelles ne sont pas déductibles séparément. Ce point est confirmé par impots.gouv.fr.
Concrètement : pour un loyer de 900 €/mois et une cotisation GLI à 2,75 %, vous payez 297 € par an. Si vous êtes imposé à 30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, le coût réel après déduction tombe à environ 157 €/an. Soit 13 € par mois pour sécuriser 10 800 € de loyers annuels.
Comparatif des meilleures assurances loyer impayé 2026
Voici le comparatif GLI 2026 le plus complet du marché, construit à partir des données tarifaires vérifiées en juillet 2026. Nous avons analysé 8 assureurs pour vous donner une vision claire et honnête.
Méthode : tarifs vérifiés sur les sites officiels et comparateurs indépendants (Smartloc, Bailpdf, Immobilierloyer). Les taux s’entendent en % du loyer charges comprises annuel.
| Assureur | Tarif (% loyer CC) | Plafond indemnisation | Délai carence | Franchise | Dégradations | Protection juridique | Note globale |
| Cautioneo | 2,75 % | 96 000 € | 0 mois (nouveau loc.) | Dépôt de garantie | 10 000 € | 16 000 € | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Mila (Jelouebien) | 2,95 % | Illimité | 0 mois (nouveau loc.) | Dépôt de garantie | 10 000 € | 15 000 € | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| AXA (Protection Loyers) | 2,70 % + 25 €/an | 90 000 € | 3 mois (loc. en place) | Dépôt de garantie | 10 000 € | 20 000 € | ⭐⭐⭐⭐½ |
| Solly Azar | à partir de 3,00 % | 90 000 € (3 500 €/mois) | 3 mois (loc. en place) | Dépôt de garantie | 10 000 € | Incluse | ⭐⭐⭐⭐ |
| Allianz (via Insured) | 3,40 % + 21 €/an | 70 000 € | 3 mois (loc. en place) | Dépôt de garantie | 10 000 € | 20 000 € (option) | ⭐⭐⭐½ |
| MAIF | 3,30 % à 3,54 % + 24 €/an | Variable | 3 mois (loc. en place) | Variable | Variable | Variable | ⭐⭐⭐ |
| MACIF | 2,40 % à 3,00 % | Variable | 3 mois (loc. en place) | Variable | Option | Incluse | ⭐⭐⭐ |
| Crédit Agricole | à partir de 3,10 % | Jusqu’à 3 100 €/mois | 3 mois (loc. en place) | Variable | Option | Incluse | ⭐⭐⭐ |
⚠️ Note sur MAIF et MACIF : leurs tarifs varient fortement selon le profil du locataire et ne sont connus qu’après soumission du dossier. MACIF impose en outre d’être sociétaire. Solly Azar distribue le même contrat que la MAIF via son réseau de courtiers.
Notre verdict
Cautioneo et Mila sont les deux meilleures GLI du marché en 2026, et ce n’est pas un hasard : ce sont les deux seuls acteurs qui certifient le dossier locataire avant la signature du bail, ce qui élimine le risque de déchéance de garantie.
AXA (Protection Loyers) reste la meilleure option pour les propriétaires qui préfèrent la solidité d’un grand assureur historique, avec la protection juridique la plus élevée du comparatif (20 000 €).
Solly Azar est solide et reconnu (4,5/5 sur 3 663 avis), mais son tarif d’entrée à 3 % le place en retrait face aux néo-assureurs sur le rapport qualité/prix.
Allianz, MAIF, MACIF et Crédit Agricole conviennent aux propriétaires déjà clients de ces enseignes qui souhaitent centraliser leurs contrats. Mais leurs tarifs et conditions sont moins compétitifs que les acteurs spécialisés.
Les 5 critères pour choisir la meilleure GLI
Ne regardez pas uniquement le taux affiché. C’est le piège classique. Voici les vrais critères à analyser.
Le taux de cotisation (entre 2,5 % et 3,5 %)
Le coût d’une assurance loyer impayé se situe en 2026 entre 2,5 % et 3,5 % du loyer charges comprises. Au-delà de 4 %, le contrat n’est plus compétitif.
Exemple concret : pour un loyer de 800 € CC, vous payez entre 20 € et 28 € par mois. Sur l’année, entre 240 € et 336 €. Une somme absorbée dès le premier mois d’impayé couvert.
Attention : les offres collectives via agence immobilière peuvent descendre à 1,5 %-2 %, mais les contrats individuels tournent plutôt autour de 2,5 %-3,5 %. Méfiez-vous des taux très bas qui cachent des plafonds d’indemnisation insuffisants ou des exclusions nombreuses.
Le plafond d’indemnisation et la durée de prise en charge
C’est le critère le plus important après le taux. Une procédure d’expulsion dure en moyenne 2 à 3 ans en France. Sur cette durée, les impayés s’accumulent.
Pour un loyer de 700 €/mois, 3 ans de procédure représentent 25 200 € – bien en dessous des plafonds du marché. Mais pour un loyer de 2 000 €/mois, on atteint 72 000 € : le plafond d’indemnisation devient alors critique.
En dessous de 70 000 €, un contrat est insuffisant pour un investissement locatif classique. Mila (illimité) et Cautioneo (96 000 €) offrent les meilleures couvertures du marché.
Les conditions d’éligibilité du locataire (CDI, CDD, indépendants)
C’est souvent là que les contrats font la différence. Les assureurs traditionnels exigent généralement :
- Un taux d’effort (loyer / revenus nets) de maximum 33 %
- Un contrat en CDI hors période d’essai avec ancienneté
- Des revenus justifiables (3 dernières fiches de paie, avis d’imposition)
Les néo-assureurs comme Cautioneo et Mila acceptent des taux d’effort jusqu’à 38 % et sont plus souples sur les profils en CDD, indépendants ou expatriés, à condition que les revenus soient stables et vérifiables. La garantie loyer impayé conditions locataire varient donc significativement d’un contrat à l’autre – vérifiez toujours avant de signer.
La couverture dégradations immobilières
Un locataire qui ne paye plus peut aussi laisser le logement dans un état déplorable. La couverture dégradations est indispensable si votre bien est neuf ou récemment rénové.
Plafonds recommandés : 10 000 € minimum pour un logement non meublé, 15 000 € pour un meublé. Attention : la vétusté est déduite (environ 5 à 10 % par an), et les meubles ne sont jamais couverts.
La protection juridique incluse
La protection juridique prend en charge les frais d’avocat et de commissaire de justice en cas de procédure d’expulsion. Ces frais peuvent facilement dépasser 5 000 à 8 000 € selon la complexité du dossier.
Visez un plafond d’au moins 15 000 €. AXA (20 000 €) est le meilleur du comparatif sur ce point. Attention : la procédure d’expulsion pour impayés est systématiquement incluse dans la garantie de base – la protection juridique complémentaire couvre les autres litiges (locataire qui refuse de partir après congé mais continue à payer, etc.).
Prix d’une assurance loyer impayé : combien ça coûte vraiment ?
Le prix assurance loyer impayé se calcule simplement : taux × loyer mensuel CC × 12. Voici les montants réels selon votre loyer.
Tableau des coûts annuels selon le loyer et le taux
| Loyer mensuel CC | Taux 2,5 % | Taux 3,0 % | Taux 3,5 % |
| 500 € | 150 €/an | 180 €/an | 210 €/an |
| 800 € | 240 €/an | 288 €/an | 336 €/an |
| 1 000 € | 300 €/an | 360 €/an | 420 €/an |
| 1 500 € | 450 €/an | 540 €/an | 630 €/an |
Coût annuel déductible des impôts
Au régime réel, ces cotisations sont 100 % déductibles de vos revenus fonciers. Pour un propriétaire imposé à 30 % (TMI) + 17,2 % de prélèvements sociaux, le coût réel après déduction est réduit d’environ 47 %.
Exemple concret : propriétaire avec loyer 900 €/mois
- Loyer annuel : 10 800 €
- Cotisation GLI à 2,75 % (Cautioneo) : 297 €/an
- Économie fiscale au régime réel (TMI 30 %) : environ 140 €
- Coût réel après déduction : ~157 €/an, soit 13 €/mois
- Protection : jusqu’à 96 000 € d’impayés + 10 000 € de dégradations + 16 000 € de frais juridiques
Pour 13 € par mois, ce propriétaire sécurise 10 800 € de revenus annuels. Le calcul est sans appel.
GLI vs Visale : que choisir en 2026 ?
Beaucoup de propriétaires hésitent encore entre les deux. Voici une comparaison franche.
Tableau comparatif GLI vs Visale
| Critère | Garantie Visale | GLI privée |
| Coût pour le bailleur | Gratuit | 2,5 % à 3,5 % du loyer CC/an |
| Durée de couverture | 3 ans max (depuis le 1er janvier 2026) | Illimitée (selon contrat) |
| Plafond de loyer | 1 365 € à 1 940 € CC selon zone | Variable (souvent jusqu’à 3 000-3 500 €/mois) |
| Profils locataires acceptés | Limités (18-30 ans, salariés précaires ≤ 1 710 €/mois) | Plus large (CDI, CDD, indépendants, retraités) |
| Dégradations couvertes | 2 mois de loyer max | 7 000 € à 10 000 € |
| Protection juridique | Non incluse | Oui (15 000 € à 20 000 €) |
| Déductible fiscalement | Non | Oui (régime réel) |
| Cumul avec caution solidaire | Non (sauf étudiants/apprentis) | Non (sauf étudiants/apprentis) |
Verdict clair : pour qui choisir quoi ?
Choisissez Visale si : votre locataire a moins de 30 ans, son loyer est inférieur aux plafonds de zone, et vous louez pour une durée courte (bail de 1 à 3 ans). C’est gratuit et ça couvre l’essentiel.
Choisissez une GLI privée si : votre locataire a plus de 30 ans, le loyer dépasse les plafonds Visale, vous louez sur le long terme, ou vous souhaitez une couverture dégradations solide. Depuis le 1er janvier 2026, la limitation de Visale à 3 ans crée une zone d’insécurité réelle pour les baux longs – la GLI privée s’impose alors naturellement.
Qui peut souscrire une GLI ? Conditions d’éligibilité
Conditions côté propriétaire
- Être propriétaire d’un bien à usage de résidence principale (location nue ou meublée)
- Avoir signé un bail conforme à la loi du 6 juillet 1989
- Ne pas cumuler la GLI avec une caution solidaire (sauf locataires étudiants ou apprentis – seule exception légale)
- Souscrire avant le premier impayé (un sinistre en cours ne peut pas être couvert rétroactivement)
Conditions côté locataire
Les critères varient selon les assureurs, mais voici les standards du marché :
Profils généralement acceptés :
- CDI hors période d’essai : taux d’effort ≤ 33 % (jusqu’à 38 % chez Cautioneo/Mila)
- CDI en période d’essai : accepté par certains néo-assureurs
- Fonctionnaire titulaire ou stagiaire : accepté
- CDD de plus de 12 mois : accepté par Cautioneo, Mila, AXA
- Indépendant avec 2 ans d’ancienneté minimum : accepté sous conditions
- Retraité avec revenus stables : accepté
Documents exigés :
- 3 derniers bulletins de salaire (ou 2 derniers bilans pour les indépendants)
- Dernier avis d’imposition
- Contrat de travail ou attestation employeur
- Pièce d’identité
Profils refusés et alternatives
Sont généralement refusés : les locataires sans revenus stables, en situation de chômage, avec des revenus uniquement issus du RSA ou d’allocations non pérennes, ou dont le taux d’effort dépasse 40 %.
Alternatives pour les profils refusés : la Garantie Visale (pour les moins de 30 ans ou salariés précaires), la caution solidaire d’un garant physique solvable, ou le dépôt de garantie renforcé dans les cas autorisés par la loi.
Comment souscrire une assurance loyer impayé ? (étapes)
La souscription est simple. Voici le processus en 4 étapes.
Étape 1 – Choisissez votre assureur et obtenez un devis Comparez les offres en ligne (Cautioneo, Mila, AXA Protection Loyers, Solly Azar). La plupart proposent un devis instantané en renseignant le montant du loyer et le profil du locataire. Délai : 5 minutes.
Étape 2 – Constituez le dossier locataire Rassemblez les pièces justificatives du locataire (pièce d’identité, 3 derniers bulletins de salaire, avis d’imposition, contrat de travail). Transmettez-les à l’assureur pour validation préalable. C’est l’étape clé : sans agrément du dossier, vous risquez la déchéance de garantie en cas de sinistre.
Étape 3 – Signez le bail et le contrat GLI Le contrat GLI doit être souscrit avant ou au moment de la signature du bail. Certains assureurs (Cautioneo, Mila) permettent une souscription 100 % en ligne avec signature électronique. Délai de mise en place : 24 à 72 heures pour obtenir l’attestation.
Étape 4 – Déclarez tout sinistre rapidement En cas d’impayé, envoyez une lettre simple de relance le premier mois, puis une mise en demeure par recommandé avec AR le deuxième mois. Déclarez le sinistre à l’assureur dans les 30 à 45 jours suivant le premier impayé, en joignant le bail, les états des lieux, les preuves d’impayé et les courriers de relance.
Documents nécessaires à la souscription :
- Titre de propriété ou bail en cours
- Dossier complet du locataire (pièces listées ci-dessus)
- RIB du propriétaire pour les virements d’indemnisation
FAQ – Vos questions sur la meilleure assurance loyer impayé
Quel est le prix moyen d’une GLI en 2026 ?
En 2026, le tarif moyen d’une assurance loyer impayé se situe entre 2,5 % et 3,5 % du loyer charges comprises par an. Pour un loyer de 800 €/mois, cela représente entre 20 € et 28 € par mois (240 € à 336 €/an). Les offres les plus compétitives descendent à 2,30 % pour les dossiers en CDI avec revenus solides, via des courtiers spécialisés.
La GLI est-elle déductible des impôts ?
Oui, intégralement, si vous êtes au régime réel d’imposition (revenus fonciers pour la location nue, ou BIC réel pour la location meublée). Les cotisations GLI sont déductibles au même titre que les autres charges de gestion. En revanche, au micro-foncier ou en micro-BIC, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire et ne pouvez pas déduire les charges réelles séparément. Source : impots.gouv.fr.
Peut-on cumuler GLI et caution solidaire ?
Non. La loi Boutin l’interdit formellement pour les locations vides et meublées. La seule exception concerne les locataires étudiants et apprentis, pour lesquels le cumul GLI + caution solidaire reste autorisé. Si vous acceptez un garant physique pour un locataire non étudiant tout en souscrivant une GLI, votre contrat est nul.
Quel est le délai de carence d’une GLI ?
Le délai de carence (ou période probatoire) est la période en début de contrat pendant laquelle les sinistres ne sont pas couverts. Pour un nouveau locataire, la plupart des contrats modernes affichent zéro carence (Cautioneo, Mila). Pour un locataire déjà en place, un délai de 3 mois est généralement appliqué – mesure de sécurité pour éviter les souscriptions opportunistes après un premier incident de paiement.
Que couvre exactement une GLI ?
Une GLI couvre trois risques principaux : (1) les loyers et charges impayés jusqu’à un plafond défini (70 000 € à illimité), (2) les dégradations immobilières causées par le locataire au-delà du dépôt de garantie (7 000 € à 10 000 €, vétusté déduite), et (3) les frais de procédure d’expulsion et de recouvrement (avocat, commissaire de justice, jusqu’à 15 000 €-20 000 €). Certains contrats couvrent aussi le départ à la cloche de bois et les impayés partiels dès le premier euro.
Quelle est la meilleure GLI pour un locataire en CDD ?
Pour un locataire en CDD, les meilleures options sont Cautioneo et Mila, qui acceptent les CDD de plus de 8 à 12 mois selon les conditions du contrat, avec un taux d’effort jusqu’à 38 %. AXA (Protection Loyers) accepte également les profils précaires. Les assureurs traditionnels (MAIF, MACIF, Crédit Agricole) sont en revanche plus restrictifs sur les CDD courts. Vérifiez toujours l’éligibilité du dossier avant de signer le bail – la certification préalable est indispensable.
Combien de temps dure l’indemnisation en cas d’impayé ?
L’indemnisation dure jusqu’à la fin de la procédure d’expulsion, dans la limite du plafond contractuel. Chez Cautioneo et Mila, la durée est illimitée (dans la limite de 96 000 € et illimité respectivement). Chez AXA et Solly Azar, elle est plafonnée à 90 000 €. Les versements sont mensuels, généralement par virement bancaire. La première indemnisation intervient en moyenne 30 à 45 jours après la déclaration de sinistre.
GLI ou Visale : quelle est la meilleure protection ?
Ça dépend de votre situation. Visale est gratuite mais limitée : depuis le 1er janvier 2026, elle ne couvre que les 3 premières années du bail, avec des plafonds de loyer stricts (1 365 € à 1 940 € CC selon la zone) et des profils locataires très ciblés. La GLI privée est payante mais complète : couverture illimitée dans le temps, profils plus larges, dégradations et protection juridique incluses, et déductible fiscalement. Pour une location longue durée ou un loyer supérieur aux plafonds Visale, la GLI privée est la meilleure protection en 2026.



