Vous vous apprêtez à louer votre bien et une question revient : qui doit payer l’assurance loyer impayé ? Cette confusion est fréquente et peut compliquer vos relations locatives avant même la signature du bail. Imaginez devoir gérer plusieurs mois de loyers impayés sans protection adéquate.
La réponse est claire : c’est le propriétaire bailleur qui paie l’assurance loyer impayé. Nous allons vous expliquer précisément pourquoi, combien cela coûte et quelles sont les exceptions à connaître absolument.
Qui paie vraiment l’assurance loyer impayé ?
La réponse est sans équivoque : vous, en tant que propriétaire, devez souscrire et financer cette protection. Cette règle s’applique dans la grande majorité des cas de location en France.
Le propriétaire est le souscripteur et le payeur
En France, le propriétaire bailleur souscrit à la garantie des loyers impayés pour se protéger des impayés et retards de paiement du locataire. Vous êtes donc à la fois celui qui contracte l’assurance et celui qui règle les cotisations mensuelles ou annuelles. Cette logique découle du fait que vous êtes le bénéficiaire direct de cette protection : en cas de défaillance de votre locataire, c’est vous qui recevrez les indemnisations.
Pourquoi cette charge revient au propriétaire
Juridiquement, rien n’oblige un propriétaire à souscrire une assurance loyer impayé. Cependant, cette protection volontaire reste à votre charge car elle défend vos intérêts patrimoniaux. Le locataire, lui, n’a aucune obligation légale de participer financièrement à cette garantie. Sa seule responsabilité reste de payer son loyer dans les délais convenus et de souscrire son assurance habitation.
Les interdictions légales à connaître
Le bailleur ne peut pas imposer la souscription d’une GLI inversée comme condition d’entrée dans le logement. Autrement dit, vous ne pouvez pas exiger de votre locataire qu’il finance cette assurance pour accéder au logement. Cette règle protège les locataires contre des charges supplémentaires abusives.
Combien coûte réellement l’assurance loyer impayé en 2025 ?
Maintenant que vous savez que cette charge vous incombe, parlons chiffres concrets. Le coût varie selon plusieurs facteurs mais reste dans une fourchette prévisible.
Les tarifs moyens du marché
Le prix d’une GLI se situe généralement entre 2,5% et 3,5% du montant du loyer selon les assurances et les garanties. Pour un loyer mensuel de 800 €, vous paierez donc entre 16 € et 28 € par mois. Sur une année, cela représente entre 192 € et 336 € de cotisations.
Voici un tableau récapitulatif pour différents montants de loyers :
| Loyer mensuel (charges comprises) | Cotisation mensuelle (2,5%) | Cotisation mensuelle (3,5%) | Cotisation annuelle (2,5%) | Cotisation annuelle (3,5%) |
| 600 € | 15 € | 21 € | 180 € | 252 € |
| 800 € | 20 € | 28 € | 240 € | 336 € |
| 1 000 € | 25 € | 35 € | 300 € | 420 € |
| 1 200 € | 30 € | 42 € | 360 € | 504 € |
| 1 500 € | 37,50 € | 52,50 € | 450 € | 630 € |
Les facteurs qui font varier le prix
Plusieurs éléments influencent directement le montant de votre cotisation. La localisation de votre bien joue un rôle important : certains départements comme le 93, 94 ou 95 appliquent des tarifs majorés en raison de statistiques d’impayés plus élevées.
Le profil de votre locataire compte également : un CDI stable sera moins coûteux à assurer qu’un CDD ou qu’un travailleur indépendant. Enfin, l’étendue des garanties choisies fait grimper la facture. Une couverture incluant les dégradations immobilières et la vacance locative coûtera logiquement plus cher qu’une protection basique.
Comment réduire vos dépenses d’assurance
Plusieurs stratégies vous permettent d’optimiser ce poste de dépense. D’abord, comparez systématiquement les offres de plusieurs assureurs : les écarts peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros par an. Ensuite, sélectionnez rigoureusement vos locataires en vérifiant leur solvabilité : un dossier solide vous permettra d’obtenir de meilleurs tarifs. N’oubliez pas non plus que ces cotisations sont entièrement déductibles de vos revenus fonciers si vous déclarez au régime réel. Cette déduction fiscale réduit significativement le coût réel de votre protection.
Le fonctionnement de l’assurance loyer impayé
Comprendre le mécanisme de cette garantie vous aide à mieux l’utiliser en cas de besoin.
Qu’est-ce que l’assurance loyer impayé exactement ?
Cette protection fonctionne comme un filet de sécurité financière. L’assurance loyers impayés permet au propriétaire de louer son bien, tout en étant protégé contre les défauts de paiement ou les détériorations du locataire.
Concrètement, si votre locataire cesse de régler son loyer, l’assureur prend le relais et vous verse les sommes dues. Cette indemnisation couvre généralement les loyers, les charges récupérables et parfois les taxes.
Qui bénéficie vraiment de cette protection ?
Vous êtes le bénéficiaire principal et direct de cette assurance. En cas d’impayé, vous continuez à percevoir vos revenus locatifs même si votre locataire ne paie plus.
Cette continuité financière est précieuse, notamment si vous remboursez un crédit immobilier. Indirectement, votre locataire peut aussi tirer avantage de cette situation : l’assureur gère les procédures de recouvrement et d’expulsion, ce qui évite parfois une confrontation directe entre vous et lui.
Les garanties incluses dans les contrats
Au-delà du simple remboursement des loyers, la plupart des contrats offrent des protections complémentaires. La garantie dégradations immobilières prend en charge les frais de remise en état si votre locataire a endommagé le logement au-delà du dépôt de garantie.
La protection juridique couvre les frais d’avocat et d’huissier pour les procédures d’expulsion. Certains contrats proposent également une garantie vacance locative qui vous indemnise pendant la période où votre bien reste vide après le départ d’un mauvais payeur.
Les cas particuliers et exceptions à connaître
Quelques situations sortent du cadre classique et méritent une attention particulière.
La GLI inversée : quand le locataire paie volontairement
Il existe un dispositif moins connu appelé GLI inversée. Dans ce cas, le locataire s’acquitte des primes de cette assurance pour renforcer son dossier de candidature et rassurer le propriétaire. Cette formule reste rare et repose sur la volonté du locataire, jamais sur une obligation imposée par le bailleur. Des organismes comme Garantme ou SmartGarant proposent ces solutions, avec des tarifs autour de 3,5% à 4% du loyer mensuel payés par le locataire lui-même.
La colocation et les locations meublées
En colocation, la situation se complique légèrement. Si vous optez pour un bail unique avec clause de solidarité, l’assurance fonctionne normalement et reste à votre charge. Certains assureurs acceptent de couvrir des baux individuels mais avec des conditions plus strictes. Pour les locations meublées, les règles restent identiques : vous payez l’assurance loyer impayé selon les mêmes modalités qu’en location vide.
Le cumul avec un garant
La loi Alur a modifié les règles de cumul. Il est interdit de cumuler l’assurance loyers impayés avec une caution, sauf si le locataire est un étudiant ou un apprenti. Cette exception permet aux jeunes en formation de bénéficier d’une double protection : celle de l’assurance souscrite par le propriétaire et celle d’un garant familial. Dans tous les autres cas, vous devez choisir entre l’assurance et la caution personnelle.
Si vous hésitez entre ces deux solutions, consultez notre guide complet sur l’assurance loyer impayé ou le garant pour faire le meilleur choix selon votre situation.
Les obligations légales du propriétaire et du locataire
Connaître vos droits et devoirs évite les malentendus et les conflits.
Est-ce obligatoire pour vous, propriétaire ?
Non, la souscription d’une assurance loyer impayé reste facultative. Aucune loi ne vous oblige à vous protéger contre ce risque. Cependant, face aux délais souvent longs des procédures d’expulsion et aux montants qui peuvent s’accumuler, cette protection devient rapidement indispensable. De nombreux propriétaires considèrent aujourd’hui cette assurance comme un investissement nécessaire plutôt que comme une dépense optionnelle.
Pouvez-vous l’imposer à votre locataire ?
Absolument pas. Vous ne pouvez ni exiger que votre locataire souscrive lui-même une GLI inversée, ni lui demander de participer financièrement à votre propre assurance. Cette interdiction protège le locataire contre des charges locatives déguisées. Toute clause du bail imposant ce type de participation serait considérée comme abusive et donc nulle.
Ce que dit la loi Alur
La loi Alur du 24 mars 2014 a clarifié plusieurs points essentiels. Elle a notamment renforcé la transparence des frais liés à la location et limité les cumuls entre différentes garanties. Cette réglementation vise à équilibrer les relations entre propriétaires et locataires tout en permettant aux bailleurs de se protéger efficacement contre les risques locatifs.
Propriétaire vs locataire : qui fait quoi ?
Ce tableau synthétise clairement les responsabilités de chacun concernant l’assurance loyer impayé :
| Aspect | Propriétaire | Locataire |
| Souscription | Oui, c’est lui qui contracte | Non, sauf GLI inversée volontaire |
| Paiement des cotisations | Oui, à sa charge exclusive | Non, sauf choix personnel de GLI inversée |
| Bénéficiaire | Oui, reçoit les indemnisations | Non, sauf avantage indirect |
| Obligation légale | Non, c’est facultatif | Non, aucune obligation |
| Cumul avec garant | Interdit sauf étudiant/apprenti | Possible en tant qu’étudiant/apprenti |
| Déductibilité fiscale | Oui, des revenus fonciers | Non applicable |
Le processus en cas de loyer impayé
Savoir comment réagir rapidement maximise vos chances de récupérer vos loyers.
Les premières démarches à effectuer
Dès le premier impayé constaté, contactez rapidement votre locataire pour comprendre la situation. Un simple oubli ou un problème ponctuel peut se résoudre à l’amiable. Si aucune régularisation n’intervient rapidement, envoyez une lettre de rappel dans les 15 jours suivant l’impayé. Cette relance amiable constitue souvent la première étape avant d’engager des procédures plus formelles.
La déclaration à votre assureur
Le propriétaire est indemnisé dans un délai de 3 mois après la survenance du premier défaut de paiement. Vous devez déclarer le sinistre à votre assureur généralement entre 30 et 90 jours après le premier impayé, selon les termes de votre contrat. Préparez un dossier complet comprenant le bail, les quittances de loyer, vos relevés de compte et tous les échanges écrits avec votre locataire. Cette documentation accélère le traitement de votre dossier.
L’indemnisation et le recouvrement
Une fois votre déclaration validée, l’assureur commence à vous verser les loyers impayés. Cette indemnisation se poursuit jusqu’à la résolution du litige ou l’expulsion du locataire défaillant. Parallèlement, l’assureur engage les démarches de recouvrement et, si nécessaire, la procédure d’expulsion. Ces actions sont menées en votre nom mais gérées directement par l’assureur, ce qui vous épargne du temps et du stress.
Choisir la meilleure assurance loyer impayé
Le marché propose de nombreuses offres avec des garanties et des tarifs variables. Une sélection rigoureuse s’impose.
Les critères de comparaison essentiels
Plusieurs éléments doivent guider votre choix. D’abord, vérifiez le taux de cotisation appliqué et comparez-le avec le marché. Examinez ensuite les plafonds d’indemnisation : certains assureurs proposent des plafonds illimités tandis que d’autres se limitent à 50 000 € ou 70 000 €.
Regardez également les délais de carence et les franchises : une indemnisation dès le premier mois sans franchise représente un avantage considérable. Enfin, assurez-vous que les garanties complémentaires correspondent à vos besoins réels.
Pour vous aider dans cette démarche, découvrez notre comparatif des meilleures assurances loyer impayé avec des analyses détaillées des offres du marché.
Les offres des principaux assureurs
Les acteurs majeurs du marché proposent des formules adaptées à différents profils. MAIF, AXA, Macif et Allianz figurent parmi les références du secteur. Chacun présente ses spécificités : certains se distinguent par leurs tarifs compétitifs, d’autres par l’étendue de leurs garanties ou la qualité de leur service sinistre. N’hésitez pas à consulter nos guides spécifiques sur l’assurance loyer impayé AXA et l’assurance loyer impayé Macif pour des comparaisons approfondies.
Les alternatives à l’assurance classique
Si vous ne souhaitez pas souscrire une assurance traditionnelle, d’autres solutions existent. La garantie Visale proposée par Action Logement offre une protection gratuite pour certains profils de locataires : jeunes de moins de 30 ans et salariés du secteur privé gagnant moins de 1 500 € par mois.
Cette caution publique couvre jusqu’à 36 mensualités d’impayés. Autre option : accepter un garant solidaire, bien que cette solution soit moins sécurisée qu’une assurance professionnelle.
FAQ : vos questions fréquentes sur l’assurance loyer impayé
Le locataire peut-il refuser que le propriétaire souscrive une assurance loyer impayé ?
Non, le locataire n’a aucun droit de regard sur cette décision. Vous êtes libre de vous protéger comme bon vous semble puisque vous payez cette assurance de votre poche.
Peut-on partager le coût entre propriétaire et locataire ?
Légalement, rien ne l’interdit si le locataire accepte volontairement cette répartition. Cependant, dans la pratique, cette situation reste exceptionnelle et vous ne pouvez jamais l’imposer.
Qui déclare le sinistre en cas de loyer impayé ?
C’est toujours vous, le propriétaire souscripteur, qui devez déclarer l’impayé à votre assureur. Cette déclaration doit respecter les délais précisés dans votre contrat.
Le locataire doit-il payer si le propriétaire refuse de souscrire ?
Non, le locataire conserve uniquement son obligation de payer son loyer dans les délais. L’absence d’assurance de votre part ne modifie en rien ses responsabilités contractuelles.
La réponse est maintenant limpide : vous, propriétaire bailleur, payez l’assurance loyer impayé. Cette charge représente entre 2,5% et 5% de votre loyer annuel, soit un investissement raisonnable face aux risques d’impayés qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Votre locataire ne participe pas financièrement à cette protection, sauf dans le cas rare et volontaire de la GLI inversée. Cette assurance, bien que facultative, sécurise efficacement vos revenus locatifs et simplifie la gestion des situations difficiles.
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